Les gilets jaunes sont des artistes

Depuis le début nous sommes impressionnés par la créativité des gilets jaunes : y a pas à dire, certains ont de la suite dans les idées. Au début, on voulait seulement donner à voir autre chose sur le mouvement, pour contrer le discours dominant, largement méprisant. Suite aux premières diffusions de nos imprimés à prix libre, on a constaté qu’on remboursait tranquille les frais d’impression, mais qu’en plus il restait de l’argent et qu’on pouvait donc collecter l’excédent pour des caisses de victimes de la répression. C’est pas du luxe ! Les blessés sont nombreux et souvent très précaires. De l’idée de la cagnotte solidaire nous en est venue une autre : et si on faisait des tee-shirts en petites séries avec nos GJ préférés ?

On avait cette idée dans la tête quand on a rencontré Manon en manif à Paris lors de l’acte 20 : elle a tout de suite accepté de rejoindre notre équipe sur ce projet solidaire en s’occupant spécialement de la sérigraphie.


On a lancé un “avis de recherche”

Quelques jours après, on a lancé un “avis de recherche” via les réseaux sociaux pour retrouver nos GJ préférés et leur proposer le projet. D’abord on a rencontré Sand, gilet jaune de l’Yonne, qui porte le gilet “Le peuple des rond-points. Force jaune”. Elle a dit ok. Ok pour qu’on reprenne son motif et qu’on fabrique des tee-shirts dont les bénéfices seront intégralement reversés à des caisses de victimes. Pour faire ça correctement, on a aussi rencontré le collectif Désarmons-les qui nous a aidés à choisir qui soutenir en fonction du type de blessure, du coût de l’opération et de la situation du ou de la blessé.e.

Le gilet de Thomas, gilet jaune de Saint-Avold (Vu à Strasbourg – Acte 12) nous avait tapé dans l’œil : “Ils ont la police, on a la peau dure”. On s’est dit que ce modèle allait plaire à beaucoup de monde ! En tous cas, Thomas nous a contactés suite à l’avis de recherche et nous a écrit :

” D’abord, bravo pour l’idée de départ de recenser tous les messages arborés sur les GJ, on était nombreux à les prendre en photos pour garder en mémoire l’inventivité du mouvement qui se traduisait aussi par ces messages. Votre initiative permet de centraliser tout ça et de le diffuser de manière plus large.
Pour les t-shirts sérigraphiés aussi, je trouve l’idée excellente. Je joins à ce mail la photo de mon gilet à plat, comme demandé (à force, avec la pluie, le feutre a bavé un peu). Je vous fais toute confiance pour attribuer en mon nom les sommes récoltées à l’une des caisses de solidarité mises en place. Merci et bravo encore pour ce que vous faites ! “

En mai on fait ce qu’il nous plaît

On aura d’autres modèles à vous présenter bientôt ! Alors voilà, la production est lancée, ça se fait à la main sur des tee-shirts de récup (merci Manon), et on est heureux de vous annoncer qu’on commencera à les diffuser en participation libre et solidaire (avec indication du coût de fabrication) lors de ces deux événements : le 2 mai au “Festival collaboratif” de la Gare XP : http://garexp.org/actus/25-05-maelstroem-festival-collaboratif et le 9 mai pour la journée d’ouverture du “Printemps de l’Echangeur” au Théâtre de l’Echangeur : www.lechangeur.org/event/printemps-de-lechangeur-2/

On vous attend nombreux lors de ces deux événements, pendant lesquels nous présenterons aussi un diaporama, un audio spécial manif de GJ, des sérigraphies papier, et nos imprimés. On espère que vous serez heureux de venir chercher les tee-shirts, qui nous permettront de ramasser plus d’argent pour les victimes. On n’a pas honte de dire qu’aucun de nous n’a jamais eu de plus belle motivation pour ramasser du fric !

C’est dit !

Liens vers les événements Facebook :
Le 2 mai, “Festival collaboratif” à La Gare XP : https://www.facebook.com/events/822917294738349/
Le 9 mai, “Printemps de l’Echangeur” au Théâtre de l’Echangeur : https://www.facebook.com/printempsechangeur/

Art et technique

On répond souvent la même chose à vos envois d’images via les réseaux sociaux : “S’il vous plaît, envoyez-les nous par mail”. Ce n’est pas pour vous embêter ! Le fonds d’images que nous constituons ensemble est riche, et notre idée est bien de donner à voir autant que possible tous ces messages de dos de gilets via des impressions papier, des affichages, des sérigraphies… Pour ça, notre seule limite est la taille de vos photos ! Parce qu’on a aussi des envies de collages monumentaux, mais que rien n’est possible avec des fichiers de 140 k… Alors on le redit : s’il vous plaît, envoyez-les par mail à : contact@pleinledos.com (les images de 2 Mo seront très appréciées). Merci !

Solidaires #1

Depuis deux mois et demi, notre collectif de douze personnes s’active pour rendre ce projet possible en étant présent dans les manifestations, en photographiant les dos, en triant, classant et publiant sur ce site les images envoyées par vous, acte après acte. Nous avons édité et diffusé deux fascicules imprimés présentant des messages de dos de gilets. Ces documents diffusés en participation libre nous ont permis de récolter un total de 1  175€. Une fois déduits les frais d’impression (525€), il reste 650€. Plein le dos se veut à la fois un projet artistique, militant et solidaire. C’est pourquoi nous faisons ce jour deux dons de 325€ aux cagnottes de Franck Didron, blessé le 1er décembre 2018 (Acte 3) et à celle de Marie-Laure Buselli, blessée le 16 mars 2019 (Acte 18). Merci à tou.tes pour vos contributions, vos dons et votre soutien ! Nous poursuivons la mission que nous nous sommes donnée en diffusant le n°3, et soutiendrons d’autres victimes du mouvement social; ça n’est que le début !

Point étape

Notre petite équipe est présente acte après acte dans les manifestations parisiennes, et depuis le 10 janvier nous travaillons sur ce site : appels à contributions, tri, publication par villes et par actes, impressions, distribution… Plein le dos est avant tout un projet militant, qui se propose de contredire la désinformation médiatique en montrant ce que qu’on voit, ce qu’on lit sur les dos, ce que les Gilets Jaunes ont sur le cœur : y’a pas à dire, ils en ont gros ! Nous avons édité deux premiers fascicules, à 2000 et 3000 exemplaires, distribués lors des actes 16, 17 et 18, à Paris mais pas que. Ce projet est extrêmement bien accueilli dans les cortèges et partout où on en parle. Nous ne cherchons pas à nous mettre nous-mêmes en avant, mais à mettre en lumière la force de ces messages. Et pour ça, on a besoin d’aide. Maintenant. Pour que des gens voient le travail accompli et aient envie d’y participer, pour que des journalistes, des politiques, des personnalités regardent ces images et se disent qu’ils sont passés à côté d’une partie de la réalité. Bref ça ne peut pas rester confidentiel. Profitons-en pour dire que l’argent collecté sera versé à une caisse de victime (à définir) à la fin de la distribution du n°2, parce que les projets militants ça sert aussi à ça.

Les Gilets Jaunes, c’est la fin du moi et le début du nous. On est là. On compte sur vous.

Tour de France

Les 2000 exemplaires de Plein le dos n°1 sont presque épuisés. Ils ont été diffusés lors des actes 16 et 17 à Paris, puis à l’inauguration de la cabane du XIXe et lors d’autres rendez-vous militants. Plusieurs centaines ont été postés par lots de 10, 20 ou 50, à Bas-en-Basset, Boissy-Sans-Avoir, Choisy-le-Roi, Grenoble, Montgey, Nancy, Strasbourg, Soultz et Toulouse (photo) et diffusés en “participation libre”; les frais d’impression ont été couverts ainsi que les investissements pour mettre ce site en ligne. Nous avons à peu près 100€ d’avance pour lancer l’impression du numéro 2, à 3000 exemplaires cette fois.

Nous serons présents à la soirée “Fin du grand débat, début du grand débarras” qui se tiendra jeudi à 19h à la Bourse du travail de Paris, en présence de Priscillia Ludosky (gilet jaune), Jérôme Rodrigues (gilet jaune), Hervé Kempf (rédacteur en chef du journal écolo Reporterre), Camille (en grève pour le climat), Assa Traoré (soeur d’Adama Traoré, tué par des policiers), Frédéric Lordon (économiste et philosophe), Juan Branco (avocat de Maxime Nicolle). À cette occasion, nous diffuserons les 100 derniers exemplaires du numéro 1 !

La rue est à nous !


Plein le dos, c’est parti ! Ce matin à Paris, au départ de l’acte 16, nous sommes arrivés avec nos gilets Plein le dos et des affiches à distribuer à prix libre. Le projet a été très bien reçu, et c’est logique : on rend à la rue ce qu’elle nous a donné. Sur Twitter certains esprits chagrins demandent : « Qui paie ? » Soyons clairs : nous avons imprimé 2 000 exemplaires pour 445€. Notre temps (et précisons, si besoin est, que nous n’avons pas compté nos heures) est offert au mouvement, mais l’imprimeur n’est pas bénévole ! Donc qui paie ? Nous avons distribué 800 exemplaires ce matin et collecté 202,70€. On fera les comptes quand tout aura été distribué, l’idée étant de rembourser les frais d’impression, et si possible les 100€ dépensés pour l’achat du nom de domaine et des plugins WordPress qui nous permettent de composer ce site et ces galeries. Pour la suite, nous sommes en train de monter l’association Plein Le Dos afin que les choses soient transparentes. Merci à tou.te.s pour votre bienveillance ! Nous poursuivrons cette mission d’intérêt commun.

La rue est à nous !

Première impression

C’est un coup d’essai ! Afin de faire connaître ce projet, et de rendre aux gilets jaunes ce qu’ils ont créé, nous distribuerons à Paris, lors de l’acte 16, 2 000 exemplaires d’une affiche recto/verso présentant 75 messages de dos de gilets choisis dans notre collection de près de 2 500 photos (la collecte se poursuit). Si cela se passe bien, nous essaierons dans un second temps de faire des envois groupés hors de Paris. Nous sommes confiants. A samedi !