Deux ans

L’acte 111 marque la fin de cette année 2020, soit plus de deux ans de mobilisation et de lutte ininterrompue, que ce soit de la rue ou de ces lieux emblématiques que sont devenus les ronds-points. Lors de l’acte 96, le bras tendu avec nos feuilles jaunes, nous avons rencontré Carlos, GJ du rond-point des vaches, près de Rouen. En repartant avec sa feuille, il nous a fait remarquer en rigolant que cela faisait deux ans qu’il venait à Paris et que depuis le temps, cela serait bien qu’on vienne aussi le voir.

Carlos lors de notre rencontre durant l’acte 96.

Chose faite pour l’acte 98, qui a vu Carlos surpris de nous voir débarquer sur son rond-point avec un « tu nous as invité, on est là ! ». Il s’en est suivi un échange très enrichissant sur le vécu de ce lieu de lutte, chacun de nous faisant part de son expérience.

Aujourd’hui encore, ils sont quotidiennement entre trois et trente sur ce rond-point, à porter messages et revendications, avec humour ou virulence, du panneau publicitaire détourné, de la banderole « slogan », au dialogue avec ceux qui passent. Si leur présence réjouit toujours certains, la majorité est indifférente et quelques-uns, peuvent même leur être hostiles. Ils subissent les pressions permanentes des forces de l’ordre, passages de véhicules de police, caméras installées sur le rond-point, intimidations des nouveaux arrivants par des contrôles d’identité, gardes à vue, amendes allant jusqu’à 450€ (dépôt d’ordures illégales pour leur stock de palettes).

Lors de notre visite du mois de septembre.

Ne pouvant plus s’installer à même le rond-point, leur cabane se faisant détruire quotidiennement, ils se sont installés juste à côté, sur un parking semi-privé. Ils y ont construit une table avec des bancs en palettes. Lors de notre visite, l’ensemble n’avait pas de toit. A chaque fois qu’ils en ajoutaient un pour s’abriter, tout était systématiquement démoli par les forces de l’ordre. Heureusement cela n’est plus d’actualité, car aujourd’hui ils ont un toit depuis maintenant un mois, et même depuis dix jours un petit chauffage.

Après la récente installation d’un toit et d’un chauffage.

Les banderoles et panneaux du rond-point sont régulièrement arrachés, lacérés, les gilets laissés sur le terre-plein central, saccagés. Aujourd’hui quand les panneaux et les banderoles durent plus de 24h, c’est une chance… Ils nous ont ainsi fait part des mésaventures suivantes : la récupération d’une statue en plâtre qui avait laissé de la poudre sur leur table (filmé en permanence par une caméra) leur a valu le passage des STUP avec chiens et contrôle musclé. Une banderole « Darmanin violeur » qui a tout de suite été détruite, leur a valu les jours suivants, la visite de la BAC, de la BRI et de plusieurs fourgons de police. Au regard de l’isolement du rond-point, de cette table en palette à la merci du froid et du vent, ces récits et bien d’autres, laissent transparaitre toute la disproportion dans les moyens déployés à leur encontre. 

Malgré cela, la forme de désolation laissée par les destructions successives, le froid et la fatigue qui se lit sur les visages, ils sont toujours là. 

Leur détermination force le respect, et bien que la situation ait changé depuis les débuts du mouvement où certains membres des forces de l’ordre passaient prendre un café-croissant et mettaient un peu d’argent dans leur cagnotte, ils ne lâchent rien et sont toujours prêts à remettre de nouvelles banderoles ou à revisiter les panneaux publicitaires avec humour.

Discuter avec eux a été pour nous l’occasion de nous reconnecter aux valeurs essentielles de ce mouvement, la solidarité, l’écoute, la bienveillance et toute l’humanité qui donne sens à ces gilets.

Merci aux GJ du rond point des vaches et à toutes celles et ceux qui luttent, pour cette année 2020.

On reste là et ensemble on lâchera rien pour 2021 !

Le collectif Plein le dos

On est encore là !

Tourism - Demonstration

Le collectif Plein le dos est composé de militant.e.s solidaires avec celles et ceux qui luttent pour la justice et l’égalité. Ce qui nous unissait avant et qui nous réunit maintenant, ça n’est pas notre situation particulière, c’est une conscience commune par-delà nos origines sociales, nos professions, nos histoires personnelles, nos âges, nos croyances, nos diplômes, nos statuts, nos couleurs de peau, nos genres… Cette conscience commune, nous l’avons retrouvée auprès des gilets jaunes.

Pas besoin d’être chômeuse ou sans-papier, pas besoin d’être cheminote ou hospitalier, pas besoin d’être enseignante ou retraité, pas besoin d’être victime de racisme ou mutilé, pas besoin d’être une femme ou une minorité opprimée pour se sentir concerné. Pas besoin d’être précaire aujourd’hui pour savoir que ça nous touchera peut-être demain et que l’augmentation de la précarité dans la société a partout des effets qui nous affectent déjà de près ou de loin. Pas besoin d’être sans-papier pour savoir qu’on ne mérite pas l’endroit où l’on est né. Pas besoin d’être soignant pour savoir qu’on a tous besoin de l’hôpital public. Pas besoin d’avoir été mutilée pour penser que les victimes de la répression ont besoin de notre soutien. Pas besoin non plus d’être assistante de vie indépendante ou routier pour comprendre que ça n’est pas le prix de l’essence qui changera quoique ce soit au réchauffement climatique, et que voir ce prix augmenter, quand on doit prendre sa voiture chaque jour et que tout augmente sauf les salaires, ça fout la rage.

Ces derniers mois ont été difficiles pour tout le monde et pour certains plus que pour d’autres, on le sait. C’est pour continuer de cagnotter pour les blessé.e.s et les caisses de défense collective, mais aussi parce que les messages inscrits sur les dos des gilets nous concernent tous, que notre collectif continue de porter ses feuilles jaunes en manifestation. Notre prochain numéro, le vrai « numéro 9 » (mais en vrai le 14e numéro pour celles et ceux qui ont suivi l’histoire), sortira sur le pavé en janvier 2021. Nous le tiendrons à bout de bras pour le diffuser aussi loin que possible, en espérant qu’il ne nous reste pas sur les bras. Et c’est aussi pour ça que nous réduirons le tirage à 2 500 exemplaires.

Reste que nous ne pouvons que remarquer aujourd’hui que peu de personnes savent ce qu’est Plein le dos. C’est normal évidemment. Ça nous montre que si le mouvement des gilets jaunes rassemblait des gens pratiquant de nombreux métiers, celles et ceux qui sont aujourd’hui dans la rue n’y étaient pas avant. Il n’est pas question de jeter la pierre, on ne peut pas se payer ce luxe, mais ça questionne forcément dans un monde du chacun pour soi où l’on se décide à sortir quand sa propre condition est affectée, ou chacun vit dans sa bulle. C’est comme ça. Et puis on sait aussi que certains n’y croient plus et que d’autres ne peuvent pas être là. La répression, l’acharnement judiciaire, le découragement ont des effets sur nous évidemment. Cela dit, il faut bien le reconnaitre, d’autres personnes ont récemment découvert Plein le dos, lors des manifestations contre la réforme des retraites ou contre la loi de répression globale. Et c’est très bien comme ça !

Nous serons donc de tous les cortèges à venir avec nos feuilles jaunes à bout de bras, enchantés chaque fois qu’une personne plus curieuse qu’une autre nous demandera : « Qu’est-ce que c’est ? ». Ce que nous tenons dans nos mains reste d’actualité, les messages de justice fiscale, sociale, démocratique, écologique, les messages émancipateurs de celles et ceux que nombre éditocrates, médias chiens de garde et politiques  n’ont eu de cesse d’insulter. Et nous poursuivrons, fier.e.s, déter.e.s, solidaires à être là, feuilles jaunes à bout de bras, pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur. ça nous concerne bien plus qu’on le croit, c’est pour ça qu’on est là et qu’on y restera. 

Enfin on profite de cet article pour dire que la diffusion de nos feuilles jaunes a permis de donner depuis juillet 2019, la somme 3 200 € à : Achraf un lycéen marseillais mutilé, au collectif les mutilé.e.s pour l’exemple en soutien à l’organisation de leur marche à Amiens, à l’association Taramada pour soutenir les frais juridiques de Dylan, ainsi qu’à Antoine, Frédéric, Casti, Patrice, Vanessa et Hedi, membres du collectif les mutilé.e.s pour l’exemple, pour les aider dans leurs difficultés liées à leurs blessures et accentuées par  la situation sanitaire, soit un total de 23 700 € depuis le début de l’initiative.

A bientôt pour la suite !

Le collectif Plein le dos

Cagnotte

Le collectif Plein le dos étant composé de militant.e.s solidaires soutenant diverses luttes, nous avons préféré nommer l’association dont nous avions besoin pour gérer l’argent cagnotté (recevoir et reverser) sous un autre nom, de façon à ce qu’elle puisse nous être utile lorsque ce collectif éphémère sera passé à autre chose.

Comité Vertigo est le nom que nous avons choisi pour cette association.

Depuis le début de l’initiative Plein le dos nous avons pu verser l’argent récolté à des blessé.e.s et incarcéré.e.s (notamment mais pas que, voir sur www.pleinledos.org/solidaires) et nous nous sommes naturellement rapprochés des Mutilé.e.s pour l’exemple, ainsi que du collectif Désarmons-les et l’Assemblée des blessés.

Article 2 : Objet de l’association
Inviter le plus grand nombre à prendre part à la vie de la cité en : organisant la collecte d’informations, d’images, d’objets, de sons etc. pouvant être utiles à l’histoire des mouvements sociaux. Soutenant la création d’outils de communication et la diffusion d’informations concernant ces mouvements sociaux et pouvant participer à la construction d’une mémoire populaire. Apportant divers types de soutien aux mouvements sociaux. Sensibilisant à l’engagement via des outils et actions d’éducation populaire. Organisant des évènements culturels, artistiques et politiques (soirées, projections, débats, etc.).

C’est pourquoi, en attendant que leur collectif soit constitué en association (et qu’ils puissent ouvrir un compte Hello Asso), nous leur avons proposé d’héberger leur cagnotte.

Elle est accessible ici.

Philosophy - Amiens

Nous remercions par avance tous les soutiens qui partageront ce post explicatif et le lien vers cette cagnotte temporaire : tous les fonds reçus leur seront évidemment reversés.
Ils elles en ont besoin (et c’est pas rien de le dire).

MERCI

Déconfiné.e.s

Au sortir de ces deux mois de confinement, nous avons repris la rue à Paris, Marseille, dans les Côtes-d’Armor et aillleurs pour diffuser nos feuilles et leurs messages émancipateurs et pour défendre la vision d’un monde juste et solidaire.

Le 30 mai, malgré l’interdiction de la préfecture de police, des milliers de sans papiers se sont rassemblé place de l’Opéra à Paris et ont défilé jusqu’à la place de la République : ils sont nombreux à Paris à travailler pour des salaires de misère. Ce jour-là, et pour la première fois, nous avons donné les quelques feuilles jaunes que nous avions apportées et nous avons eu la joie de voir les manifestants sans papier les lire avec curiosité, avant de les brandir fièrement à bout de bras levés.

Nous étions présents le 3 juin à l’appel du comité Vérité pour Adama pour demander justice et vérité pour les victimes des violences policières et dénoncer le racisme. Au vu de quelques réactions désagréables (sur les réseaux sociaux) à propos de la présence de notre collectif lors de ces rassemblements, nous rappelons que notre principal problème n’est pas l’Autre, « l‘étranger », mais l’accumulation des richesses dans les mains de quelques-uns , que le rôle de la police n’est pas de tuer et qu’être présent.e.s dans ces manifestations permet d’y diffuser les messages politiques de nos feuilles jaunes.

Dans les Côtes-d’Armor le collectif a aussi repris la diffusion lors des manifs et rassemblements contre les violences policières et à Rennes pour la manif du 16 juin du personnel soignant.

À Marseille, nous avons repris la rue les 2, 6 et 13 juin lors des manifestations contre les violences policières et le racisme systémique, qui ont rassemblé beaucoup de monde et d’énergies. Nous avons diffusé le hors-série Femmes à l’occasion de la journée de mobilisation féministe nationale le 8 juin, “Fortes, fières, masquées et en colère”, appelée par plusieurs collectifs pour un déconfinement féministe. Et nous étions aussi présent.es avec nos feuilles jaunes lors de la manifestation de soutien aux soignant.es du 16 juin, ainsi qu’à la marche pour la régularisation des sans-papiers le 20 juin.

A Paris nous avons bien-sûr rejoint les rassemblements hebdomadaires de soignant.e.s, au côté des personnels des hôpitauxTenons, Saint-Louis et Robert Debré, ainsi que les manifestations qui rassemblent plus largement les personnels hospitaliers et les travailleurs du soin public ou privé. Nous serons d’ailleurs demain à 14h au départ du cortège “Public/Privé pour une santé de haut niveau”.

Dons solidaires

Nous versons ce jour 1500 euros pour la caisse de défense collective d’Ile-de-France et 1500 euros pour l’association Hand-Social crée par la Toulousaine Odile Maurin, gilet jaune militante pour le droit des personnes handicapées, condamnée vendredi 6 décembre après-midi, à Toulouse, à deux mois de prison avec sursis et un an d’interdiction de manifester pour avoir soi-disant volontairement percuté deux policiers avec son fauteuil roulant électrique. Soit un total de 23000 euros donnés depuis le début de l’aventure Plein le dos. Le détail ici.

Nous avons repris la publication des photos sur ce site. Afin d’être en mesure de poursuivre l’aventure, nous comptons sur vous pour nous envoyer les messages de dos photographiés partout en France lors des manifestations à photo@pleinledos.org en précisant la date et la ville : nous pourrons ainsi les archiver et continuer les impressions et la diffusion.

A demain pour la suite !

Le collectif Plein le dos

Chante la rue

Nous avons découvert avec joie le clip de confinement réalisé par nos ami.e.s du groupe Kalune. Nous sommes heureux de le partager, en attendant de pouvoir recouvrer un peu de liberté. Voici les mots qui ont accompagné la mise en ligne de ce morceau qui rend un bel hommage aux mots de la rue.

” On se sentait un peu impuissants face à tout ce qu’il se passe en ce moment, et on voulait un morceau qui puisse redonner du baume au cœur, sans occulter les réalités auxquelles nous devons faire face, celles d’un capitalisme meurtrier et d’un fascisme de plus en plus présent. Alors, que dire… Puisque tout a déjà été dit, tout a déjà été scandé, affiché, tagué. Que dire sinon répéter, inlassablement, les paroles du peuple.

Le collectif Plein le dos l’avait bien compris, puisqu’ils ont mis en lumière, au travers leur magazine et leur site internet, les revendications populaires affichées sur les dos des Gilets Jaunes. C’est leur travail qui nous a inspiré ce morceau. Merci à tous les photographes dont les clichés se retrouvent dans le clip !

Voilà. Il est un peu long, mais c’est pas notre faute, c’est juste que vous avez beaucoup de choses à dire ! Et on espère qu’il vous inspirera plein de nouveaux slogans pour accompagner nos luttes.

Les temps à venir s’annoncent difficiles, le combat pour la Vie ne fait que commencer.

Plein d’Amour sur Vous…

Le groupe Kalune : Anaïs, Bobi, Damien

Justice pour tou.te.s

Initiée en janvier 2019, l’aventure Plein le dos se poursuivra tant que nous recevrons suffisamment de photos (on compte sur vous pour les envoyer à photo@pleinledos.org), tant que les membres du collectif diffuseront les feuilles et tant que cet outil nous permettra de ramasser des fonds pour soutenir des causes solidaires !

Nous venons de verser 2 500 euros à Mélanie, Caroline, Patrice, Franck, Manuel et Vanessa, frappés, blessés, éborgnés pour l’exemple à Paris et Bordeaux ; 500 euros en soutien aux femmes de chambre de l’hôtel Ibis Clichy-Batignolles en grève depuis le 17 juillet 2019 ; 3 000 euros à la caisse de défense collective de Toulouse, notamment afin de permettre des mandats mensuels pour les gilets jaunes incarcérés suite aux événements de Narbonne et du Puy-en-Velay.
Soit 6 000 euros de dons pour ce seul mois.

C’est donc un total de 20 000 euros depuis le début, soit tout l’argent restant une fois les frais de fabrication remboursés puisque nous sommes bénévoles. Cette somme est composée de 7 800 reçus grâce au livre des éditions du Bout de la ville et de 13 200 euros récoltés avec nos feuilles lors de manifestations et d’autres événements à Paris, Toulouse, Marseille, Lamballe, Strasbourg, Bruxelles… et partout là où vous rejoignez notre collectif et portez cette initiative avec nous (si l’aventure vous tente, contactez-nous : contact@pleinledos.org).

Le 14 janvier un appel régional était lancé à Nantes pour l’acte 61 des Gilets Jaunes. Nous avons rejoint l’appel dès le matin, saisissant aussi l’occasion de rendre un hommage à Steve, disparu dans la nuit du 21 au 22 juin 2019 dans une charge de la police.

Nous avons réalisé quelques photos devant la fresque de Nantes révoltée avec affiches et feuilles jaunes, quelques jours à peine avant qu’elle soit vandalisée, puis nous sommes ensuite recueillis sur les lieux de la découverte du corps de Steve. Un moment émouvant mais aussi un de ceux qui renforcent notre détermination. Ni oubli, ni pardon. Justice pour Steve ! Justice pour toutes celles et ceux qui subissent la répression policière.

Ce mois de février a aussi été l’occasion de présenter le livre : le 16 février nous avons posé la table Place des fêtes à Paris (19e) pour l’évènement interpro de quartier “Danse la grève”. Le 26 février nous avons présenté le livre chez Quilombo et le 27 chez Envie de lire à Ivry-sur-Seine. Le 14 mars nous présenterons le livre à la librairie Chroniques de Cachan, et le 2 avril à la librairie Planète Io à Rennes. Nous sommes présents ce weekend à l’Assemblée des Assemblées qui se tient cette fois à Toulouse (ADA 5), nous serons bien sûr dans les cortège du 8 mars avec notre numéro crée pour l’occasion “Fières et deters, femmes précaires, femmes solidaires” conçu pour l’occasion.

Nous sommes nombreux.ses, nous sommes partout, fier.e.s de soutenir celles et ceux qui luttent, déterminé.e.s à poursuivre la construction d’une mémoire populaire en diffusant autant que possible la culture populaire qui s’affiche au dos des gilets. En colère, fier.e.s, déters et solidaires.

Les membres du collectif national Plein le dos

On fait comme on a dit

L’initiative Plein le dos a fêté son premier anniversaire le 10 janvier 2020. C’est une idée simple que n’importe qui aurait pu avoir. Une réalisation sans prétention. Des feuilles solidaires. Un livre magnifique réalisé avec un éditeur qui nous ressemble. Des contributeurs et contributrices photos confiant.e.s. Un collectif motivé et déterminé qui rassemble des dizaines de militant.e.s partout en France. Des principes évidents. De la débrouille et de la confiance.
1 an, 14 000 euros remis à des blessé.e.s, à deux caisses de défense collective ainsi qu’à une caisse de grève pour soutenir les grévistes contre la réforme des retraites.

Plein le dos, livre et feuilles jaunes, diffusé à Lamballe et à Marseille.

Grâce aux conseils de Vanessa, du collectif Les mutilés pour l’exemple nous versons aujourd’hui :
– 600 euros à David, forgeron, éborgné par un tir de LBD 40 le 16 mars 2019 (Acte 18) à Paris.
– 600 euros à Alain, blessé au visage par un tir de LBD 40 le 1er décembre 2018 (Acte 3) à Paris.
– 600 euros à Gwendal, éborgné le 19 janvier 2019 (Acte 10) par un tir de LBD 40 à Rennes.
– 600 euros à Xavier, éborgné par un tir de LBD 40 le 20 avril 2019 (Acte 23) à Paris.
– 600 euros à Alexandre, éborgné par un tir de LBD 40 le 8 décembre (Acte 4) à Paris.
– 363 euros à la cagnotte des Mutilés pour l’exemple afin d’aider leur organisation.

Nous versons aussi 1500 euros à la caisse de grève Info com CGT cagnottés grâce à notre premier numéro spécial en couleur.

L’historique des dons versés au nom de Plein le dos est ici.

Le premier numéro en couleur, spécial “Soutien aux grévistes

Samedi 11, lors de l’acte  62 intitulé « Tous à Paris », nous diffuserons notre « vrai » numéro 8. En comptant les deux hors-série et le numéro spécial soutien aux grévistes,  nous aurons ainsi édité 11 numéros, diffusés à Paris, Toulouse, Marseille, au Havre, à Nantes, dan le Tarn, à Saint-Brieuc… et pas seulement.

SI vous souhaitez nous soutenir, passez le mot : on a besoin de vos photos !
Attention le mail a changé : adressez-les à photo@pleinledos.org

Pour finir, le beau livre que nous avons réalisé avec Les éditions du bout de la ville est en librairie depuis le jeudi 16 janvier chez tous les libraires travaillant avec le diffuseur Hobo. Offrez le, parlez-en, partagez, donnez à voir tout ce que ce mouvement a produit d’intelligence, de colère et de joie ! Les bénéfices des ventes seront reversés à des caisses de solidarité pour les blessé.e.s et inculpé.e.s du mouvement des Gilets jaunes.

Les membres du collectif Plein le dos

Actes nécessaires

Depuis le début de cette initiative, début janvier 2019, nos objectifs sont inchangés : lutter contre le mépris en donnant à voir un autre regard sur ce mouvement ; construire une mémoire populaire en rendant honneur à celles et ceux qui luttent, et notamment en montrant la dimension politique et artistique de ce qui s’inscrit ou se dessine au dos des gilets jaunes ; faire œuvre solidaire en cagnottant pour les caisses des victimes de la répression d’un gouvernement antisocial qui n’a que ça comme réponse.

Rappelons que tous les membres de notre collectif et que toutes les personnes qui participent à Plein le dos, le font de façon bénévole. Nous avons crée l’association Comité Vertigo dont la principale utilité est de nous permettre d’avoir un compte bancaire pour récolter les dons et de les redistribuer, sur les conseils avisés du collectif Désarmons-les et de l’Assemblée des blessé.e.s.

En cette fin d’année nous annonçons deux nouveaux versements : 1000 euros pour Sébastien, gravement blessé à la mâchoire en décembre 2018 à Paris (Acte 9) par un tir de LBD 40 et qui se trouve désormais dans une situation précaire. 500 euros pour Vanessa elle aussi blessée au visage par un tir de LBD 40 en décembre 2018 (Acte 5) , œil abimé, avec des séquelles neurologiques et psychologiques. Cela porte le total des dons de Plein le dos à 9637 euros à ce jour. Nous savons aussi qu’au delà de l’argent, c’est une attention et du soutien moral que ces dons apportent aux victimes de la répression.

Enfin, le livre réalisé avec les éditions du bout de la ville est arrivé et il est magnifique ! C’est un trésor de guerre, un pavé de 1,2 kg dans la gueule des méprisants, de la haute couture éditoriale, les notes sont super intéressantes et les traductions aux petits oignons. C’est une œuvre collective, politique, artistique et solidaire : un combo parfait. Merci à toutes les personnes qui ont rendu ce projet possible et qui le portent encore : nous pouvons tous être fier.e.s de cet aboutissement et honorés de l’accueil reçu dans le mouvement des gilets jaunes. En espérant que le mots inscrits aux dos des gilets touchent au delà des gilets jaunes et de nos frontières. Les bénéfices seront reversés à des caisses de solidarité avec les blessé·e·s et les inculpé·e·s. Parce que c’est notre projet !

Nous préparons un numéro 8 (qui sera le dixième en comptant les 2 hors-série) et qui sera disponible dès réception du papier jaune commandé par notre imprimeur.

Le collectif Plein le dos soutient toutes celles et ceux qui luttent contre la réforme des retraites et plus largement pour un monde meilleur, contre toutes les dominations.

On lâche rien.

Entraide en actes

Ce samedi, pour le premier anniversaire d’un mouvement social historique qui demande la justice sociale, fiscale, démocratique et écologique, nous serons dans la rue avec nos feuilles jaunes. Nous avons réalisé pour l’occasion un dernier numéro, un hors-série “1 an de colère“, et cette fois, il est possible que ce soit le tout dernier Plein le dos, sous cette forme du moins. Les raisons sont simples : notre imprimeur avait fait fabriquer 20 000 feuilles de papier jaune sur commande, il n’en reste plus. Nous pourrions en commander à nouveau, mais le fait est que nous ne recevons plus suffisamment d’images. Et puis notre livre réalisé avec Les éditions du bout de la ville sera bientôt là : il faudra s’en occuper ! Mais ça ne signifie pas pour autant que l’aventure est terminée. Nous verrons par la suite.

Aujourd’hui, grâce aux conseils de l’Assemblée des blessés et du collectif Désarmons-les, nous avons aidé Dylan, Yann et Antonio en leur versant un total de 2 500 euros. Dylan a été touché par une grenade de désencerclement à Montpellier le 27 avril 2019 (Acte 24) et a perdu l’œil droit. Yann a été frappé le 10 janvier 2019 (Acte 9) en marge d’une manifestation à laquelle il ne participait pas : fracture de la mâchoire et onze dents cassées… Antonio a, lui, été gravement blessé au pied droit le 24 novembre 2018 (Acte 2) à Paris, par une grenade de désencerclement.

Au-delà de la nécessaire aide matérielle, c’est un soutien moral que ces dons apportent. Car ces graves blessures s’accompagnent souvent d’autres maux : perte de travail, perte de logement, fin de la relation de couple, problèmes avec la Sécurité sociale et les complémentaires santé (pour ceux qui en avaient une), isolement et sentiment d’abandon.

C’est pour tout cela que nous sommes heureux de pouvoir leur témoigner notre soutien, et plus, celui de vous tou.te.s qui nous soutenez en portant avec nous ce projet. L’argent récolté l’a été avec la diffusion de nos feuilles jaunes à Paris, mais aussi à Toulouse, à Lamballe, à Marseille, à Bordeaux, à Sens, à Liège (Belgique) et ailleurs, grâce à nos complices d’humanité, dont nous connaissons les prénoms et pas les visages, qui nous font confiance et nous aident dans cette mission. C’est aussi grâce aux dons de certains médias en échange de la publication de certaines de vos photos : Fakir, Mediapart, Là-bas si j’y suis, une journaliste de l’Obs, les équipes du Média et d’autres. Fin juillet, le total de nos dons s’élevait à 5 637 euros. Les articles précédents sont ici. Le total des dons effectués par Plein le dos s’élève désormais à 8 137 euros.

Enfin, nous apportons notre soutien à la démarche de l’Assemblée des blessés dont font partie nos camarades du collectif Désarmons-les. Fort de leur expérience et face à l’urgence, ils s’organisent pour construire un réseau dont la vocation est d’apporter un soutien professionnel, durable et individualisé à chaque blessé.e. À ce titre, ils recherchent des appuis et des expertises de toute nature pour alimenter et faire vivre ce projet solidaire. Pour plus d’information ou pour proposer votre soutien, vous pouvez les contacter à cette adresse : assemblee-blesses@riseup.net

Merci à vous tou.te.s pour cette entraide en actes.

On est là !

Ça nous occupe déjà depuis un moment, et on l’attend avec impatience. On arrive presque au bout, on devrait l’avoir dans les mains début décembre. Mesdames et messieurs, le voici, le voilà :  le livre bilingue français-anglais, en noir et blanc, qu’on prépare avec Les éditions du bout de la ville ! Ce seront 365 dos de gilets traduits, plus ou moins agencés suivant les idées apparues au cours des Actes et annotés pour que les lecteur·rices étranger·e·s comprennent les traits d’esprit et autres références. Notre éditeur nous avait dit qu’il voulait “graver les images dans le papier”. On sait que celui-ci sera épais, et on va tout faire pour que ce bel objet fasse le tour du monde et porte les revendications inscrites sur les dos depuis novembre 2018. Ci-dessous la fiche technique avec laquelle les super commerciaux d’ Hobo Diffusion vont aller voir nos libraires. On vous en reparlera bientôt !

Pendant l’été, on a mis en place des réseaux de diffusion ailleurs qu’à Paris. On a fait passer nos feuilles et réapprovisionné les stocks à Amiens, Avignon, Bordeaux, Châtellerault, Clermont-Ferrand, en Corse, à Lamballe, au Havre, à Liège (Belgique), Lille, Rochefort, Sens, Toulouse et Vaour. On aussi créé l’asso Comité Vertigo, qui héberge le collectif Plein le dos, et ouvert un compte bancaire pour que chaque personne qui diffuse avec nous puisse y déposer, via le RIB, les dons collectés. En septembre, on a fait un n°7, qu’on a diffusé lors des manifestations de la rentrée. On arrive donc à huit numéros au total, en comptant les hors-séries “Quartiers populaires et violences policières”.  Après tout ça, on vous annoncera bientôt de nouveaux dons pour les blessé.es.

Tout est politique

Après avoir été invités à prendre part à une conférence/débat et à tenir un stand aux AmFIs de Toulouse en août, le 12 octobre nous avons installé une table Plein le dos à la fête du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) à côté de nos copains d’Acrimed. L’occasion de diffuser nos imprimés et de profiter des débats avec David Dufresne, Emma l’autrice de la BD Un autre regard sur le climat, entre autres, Aurélie Garand du collectif Vérité et justice pour Angelo, François Sabado, auteur de Révolution ! 100 mots pour changer le monde, et Olivier Besancenot. Prévenus par mail, les organisateurs avaient accepté notre requête sans hésitation. Une fois sur place, nous avons bénéficié d’un très large espace d’exposition, et ce sont majoritairement des curieux·ses  qui se sont arrêté.e.s. Comme la plupart d’entre eux n’avaient que vaguement entendu parler de nos feuilles jaunes, ça nous a amené.e.s à être plus actif·ve·s, à prendre davantage l’initiative d’engager la conversation. Nous avons également pu faire connaître Plein le dos à celles et ceux qui ignoraient encore son existence, et démontrer ainsi que le mouvement des Gilets Jaunes existe encore.

Fin du monde, fin du mois, même combat

La semaine du 7 octobre s’annonçait en grande pompe ! Après l’occupation du Centre commercial Italie 2, le 5 octobre à Paris, on attendait de découvrir l’action d’occupation annoncée par Extinction Rebellion (XR). On doit avouer qu’on était un peu critiques vis-à-vis du concept de “non-violence” prôné partout par XR. Depuis un an, la répression du mouvement des Gilets Jaunes ne laisse plus de doute : l’État (et donc la police), c’est le monopole de la violence légitime. Alors quand on a lu le programme d’XR relayé par nos camarades de la revue Nantes Révoltée avec pour commentaire “Une certaine idée de l’enfer”, on a ricané. Dans nos réseaux de déters révoltés, ça vannait beaucoup à propos des méthodes d’action et de la morale véhiculée sur les réseaux XR. Mais à force de rire, on s’est dit qu’on devenait méprisants… Or, on ne voulait pas reproduire le mépris de classe qu’on critique chez celles et ceux qui insultent les Gilets Jaunes. Alors on y est allé·e·s.

Les deux premiers jours, c’est Juan qui a occupé le terrain. D’abord en tant que volontaire “Média-activiste”, il a suivi en immersion la mise en place de cette action, l’efficacité de son organisation, échangé longuement avec certains primo-militants d’XR, constaté leur méconnaissance du mouvement GJ, et il y a remédié. Puis, l’occupation de la place prenant forme, l’apparition d’une bibliothèque a permis de valider la volonté de convergence de ce mouvement et d’exposer nos Plein le dos. 

Le lendemain, avec deux militantes climat rencontrées sur place, il a pris part à une action de collage “écologique” d’affiche XR/Plein le dos aux abords de la place du Châtelet, dans les couloirs du métro et sur le pont au Change. La plupart de ces collages ont cependant été “nettoyés” par d’autres militants d’XR dès le lendemain… Son impression étant plutôt bonne, d’autres parmi nous ont pris le relais pour assurer la présence de Plein le dos. Le troisième jour, c’est Eris et Louise qui ont débarqué avec un seau de colle et du matériel hérité des mois passés, notamment des affiches de la campagne ironique “selon l’IGPN”, histoire de rappeler à tout·e·s la violence que de nombreux militants et militantes ont subie ces derniers mois. 

On a trouvé judicieux de coller sur le pont au Change, là où de nombreuses personnes circulaient et où Juan avait collé la veille avec des militants XR. L’action a vite été interrompue par deux “peacekeepers” arborant leur logo XR (qu’on trouve limite sectaires) venus nous dire très gentiment, certes, que coller sur un monument classé, c’était mal. On n’en dira pas plus, sinon que sur le coup, on a peiné à garder notre sang-froid. Et on a quand même glissé un “mais la rue, la place, le pont, il ne sont pas à vous.” Et puis, pas de problème  pour coller des stickers XR sur la boîte jaune de La Poste (ou recouvrir un autocollant antifasciste) mais sur LE monument historique “c’est non” ? On avait la nette impression que c’était une petite occupation de place sans notion de lutte des classes . À ce propos, on vous recommande cette interview de notre amie historienne Mathilde Larrère.

Sur cette place située au cœur de Paris, en face du Palais de Justice, et de la Préfecture de Police (Michel Foucault ne disait-il pas que la première est au service de la seconde ?), on a pris possession d’une belle palissade de chantier et on ne s’est pas gêné·e·s pour composer un superbe mur de dos de gilets jaunes. Ensuite, avec les copains et copines de la cabane, on a pris plaisir à regarder les passant·e·s, militant·e·s XR, sympathisant·e·s, Gilets Jaunes s’arrêter et photographier. Le 9 octobre on a rejoint nos ami.e.s de la Cabane Jaune de la Place des Fêtes en fin de journée. Une assemblée générale XR-GJ s’est organisée. Rapidement, l’idée d’en construire une place du Châtelet a émergé. Alors on a fait comme on a pu. On a emprunté du matériel aux environs de la place, et en trois heures elle était montée, avec quelques inscriptions sur les façades, notamment “Écolo-Gilets Jaunes”. On était dans la place !

Nous étions très fier.es de cette cabane, et les Gilets Jaunes présents s’en sont emparés. À proximité, notre collage a tenu jusqu’au samedi soir, pour l’arrivée de la manifestation de soutien au Rojava ; dès le dimanche matin, tout avait été arraché. On préfère voir le bon côté des choses : on n’avait jamais eu l’occasion de coller sur un mur aussi grand, dans un quartier aussi central et privilégié. Les collages sont éphémères, et ce mur, ceux qui l’ont vu, l’ont vu. C’est déjà ça.

L’humanité


Grâce aux camarades de Fakir et d’Ensemble ! qui nous ont fait un peu de place sur leurs stands, on était aussi présents au côté de nos amis du collectif The chômeuse go on à la Fête de l’Huma. L’ambiance générale et l’accueil qui nous a été réservé ont été excellents. On a fait de nombreuses rencontres, eu de multiples discussions, reçu des messages de félicitations, des invitations à présenter PLD à nos ami.es de Radio Parleur et sur l’une des scènes de la Fête. Si la grande majorité des participant·e·s semblait éprouver de la sympathie pour le mouvement des Gilets Jaunes, nous avons aussi eu quelques discussions franches avec des participants réticents vis-à-vis d’une contestation populaire qui occupe les rues et les ronds-points tous les samedis. On ne s’y attendait pas, cette Fête était, dans nos esprits, un lieu de soutien évident aux Gilets Jaunes. En tout cas, trois jours enrichissants. À refaire !

Week-end à Liège


Le 13 septembre 2019, notre collectif était convié à participer à l’expo “Jaune – Regards sur un mouvement contestataire contemporain” à Liège. Nous y avons montré des photos de dos de gilets et diffusé le reportage audio réalisé par Aurore. Nous avons aussi été invité·e·s à parler de notre expérience en tant que Gilets Jaunes parisiens. On y a beaucoup discuté de ce qu’on nomme “violence” : à Liège, le public établit une distinction bien nette entre dégâts matériels et violence sur les personnes. Ce qui n’est pas tout à fait le cas à Paris, excepté dans les milieux “radicalisés”. Nous avons aussi rencontré les Gilets Jaunes liégeois lors de leur rassemblement du samedi, l’occasion pour nous de découvrir et d’échanger sur leur vision de ce mouvement. On a pu assister au spectacle de rue très touchant Comment je suis devenu Gilet Jaune, de Marcel, qu’on espère bientôt inviter à Paris. On a aussi fait une session collage dans les rues. Surpris de constater que si tous les abribus supports de pub étaient cassés dès leur pose, personne ne colle là-bas, la principale raison étant que la mairie décolle dès le lendemain et n’hésite pas à adresser des contraventions aux colleurs. Ça ne nous a pas empêchés d’habiller la ville, et nos ami.es liégois.es nous ont rapporté que nos collages étaient restés en place quelques jours. Tant mieux.


Et la suite

Voilà pour les nouvelles du collectif. Comme on vous l’a dit plus haut, on vous parlera bientôt du livre et de la reprise des dons. Si vous nous avez lus jusqu’ici (merci pour votre intérêt !), et si ce qu’on fait vous donne envie de nous rejoindre, on vous propose d’assister à notre prochaine réunion, qui se tiendra vraisemblablement le 26 novembre à Paris. On y parlera de la suite à donner à tout ça. Envoyez-nous un mot à : contact@pleinledos.com, on vous passera toutes les infos. 

Le collectif plein le dos avec Éris, François, Hélène, Juan, Louise, Malik, Sabine et les autres